jeudi 31 mai 2012

Día de despedidas

Aujourd'hui, première grosse fournée d'au revoir. Les élèves tout d'abord. Et mes 1° de Bachillerato qui m'avaient organisé une petite fête en classe. Chips, gâteau au chocolat, palmeras et boissons. Ainsi qu'un petit cadeau home-made : deux petites fleurs en papier. Super mimi.



Les profs ensuite. Ça fait quand même bizarre de se dire qu'on ne franchira plus ces portes. Rendre la clef du département de français. Et laisser l'IES derrière soi.

Le rendez-vous du jeudi ensuite, avec La Eslovena. On a mangé, bu un café, mon premier cafe con hielo d'ailleurs, et papoter. Avant de se dire au revoir. Sensation bizarre même si c'est pas ma première despedida. Mais cette fois, j'ai pas de date de retour prévue avant un bout de temps et ce sera plus probablement pour les vacances.

Ce soir, dernier cours de salsa. Mais j'ai déjà emmené les mignonnettes de C*te d'*r mardi. Un vrai succès d'ailleurs. 

Demain, dernière soirée à la Laurel. Adieux de groupe sans doute. Et puis, il me faudra plancher sur un petit message d'au revoir/merci à poster sur Faceb**k. Sans oublier de se mettre enfin à faire les valises... N'empêche, j'ai une bonne excuse pour n'avoir rien fait cet aprem', la chaleur m'a mis ko. Mal de crâne et nausée. Pas encore tout à fait récupéré mais je ne manquerai mon dernier cours de salsa pour rien au monde.
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mardi 29 mai 2012

Tic tac

Le temps s'écoule et même si depuis une dizaine de jours, je ne fais que le répéter de plus en plus souvent, je ne réalise pas encore vraiment que je pars samedi.


Enfin, c'est un demi-mensonge. Depuis hier après-midi, quand j'y pense, j'ai parfois un noeud à l'estomac qui se forme. Une légère inquiétude, une angoisse de la vie un peu pâlichonne que je retrouverai en Belgique. J'ai surtout peur, non pas des premiers jours, des premiers mois, mais, qu'au fil de ceux-ci, le découragement et le stress ne s'empare tout doucement de moi si la recherche d'emploi n'est pas couronnée de succès. Mais je mettrai toutes les chances de mon côté. Et j'établis déjà un plan de bataille, tout au fond de ma tête.

Et puis, surtout, je me pose UNE question. Comment vais-je vivre cette journée de samedi et plus encore le moment de déposer les valises dans la soute et de monter dans l'autobus ? Il y a un peu moins de trois ans, après un premier séjour de longue durée en Espagne, le départ a été des plus humide. Quelques larmes quand le bus est sorti de la ville, quand l'avion a décollé, quand l'avion a atteri et quand j'ai passé les portes de l'aéroport de Zaventem... Qu'en sera-t-il samedi et dimanche ? Au moins, cette fois, le voyage sera moins brusque, moins rapide, j'aurais le temps d'assimiler et de me préparer à la fin du voyage...
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La noche de los tiempos - Antonio Munoz Molina

Dans la grande nuit des temps, en français. Un livre pioché dans la liste de Mademoiselle du Petit Bois de romans situés dans cette période sombre de l'histoire espagnole qu'est la guerre civile.




Résumé : À la fin de 1936, Ignacio Abel, architecte espagnol de renom, progressiste et républicain, monte l’escalier de la gare de Pennsylvanie, à New York, après un périple mouvementé depuis Madrid où la guerre civile a éclaté. Hanté par les récriminations de sa femme, Adela, et taraudé par le sort incertain de ses deux jeunes enfants, Miguel et Lita, il cherche Judith Biely, sa maîtresse américaine. L’auteur le regarde prendre le train qui doit le conduire dans une petite ville au bord de l’Hudson, Reinheberg, et reconstruit au cours d’un époustouflant va-et-vient dans le temps la vie d’Ignacio Abel, fils de maçon, devenu architecte à force de sacrifices, marié à une fille de la bourgeoisie madrilène rétrograde et catholique, déchiré par sa passion amoureuse et par la violence des événements politiques. Au long de ces mille pages d'amour et de guerre, les personnages de fiction mêlent leur vie à celle des hommes politiques et des écrivains de l'époque. Dans ce chef-d’œuvre intimiste et charnel, Antonio Muñoz Molina fouille avec une lucidité admirable et bouleversante au plus profond de la matière humaine. (Babelio)

Mon avis : Une fresque impressionnante où se mêle la vie personnelle d'Ignacio Abel et l'histoire d'une Espagne déchirée et ensanglantée. Une intrigue qui commence un an avant l'éclatement de la guerre civile et où l'on voit peu à peu les événements se précipiter vers une fin que l'on sait douloureuse. Tout comme cette relation adultère. Un roman qui parle aussi de l'homme face à des situations qui le révèlent, dans sa grandeur ou sa bassesse ou tout simplement dans sa volonté de continuer à vivre, coûte que coûte.
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lundi 28 mai 2012

El finde en Pamplona

Vendredi fut une journée marathon. Sortie de l'examen du DELE à presque 15h, je suis arrivée une dizaine de minutes plus tard à la maison. Le temps de souffler un peu et zou, direction la gare routière et Pampelune.

Photo trouvée sur Pinterest, vu que je n'ai pris aucune photo de tout le weekend...

Arrivée sur place, j'appelle mon couch qui viendra me chercher en voiture. Je l'attends à l'ombre. La chaleur et le voyage en bus, je suis crevée et me sens un peu nauséeuse. Heureusement, une fois arrivée chez lui, une bonne douche et un verre d'eau bien frais et je me sens revivre.

Ses autres guests commencent à arriver. Le salon devient un endroit animé. Entre ses colocs, les guests que je connais presque tous, l'ambiance est clairement festive. Une pré-soirée donc.

Départ pour la soirée d'accueil dans le centre. Trop chaud dans le pub où nous nous retrouvons, tout le monde boit un verre dehors, d'autres regardent le match de la Copa del Rey. Je retrouve le petit groupe de Logroño qui fera l'aller-retour dans la soirée.

Les animations commencent. Une jota et un duo de rap. Et puis, la soirée démarre. Tout le monde danse, ambiance de folie. Lorsque le pub ferme, nous nous dirigeons vers un autre bar. Vers 3h du matin, je rentre avec l'un des autres guests chez notre host, qui dort déjà depuis longtemps.

L'ayuntamiento, photo trouvée sur Pinterest
Samedi, découverte de Pampelune avec un Gymkhana. Des questions sur la ville et la culture de la Navarre en général. Chaque mauvaise réponse entraîne une minute de pénalité. Et des épreuves. Une fois les groupes composés, chacun part de son côté. Parmi les épreuves, chanter le petit chant à San Fermin qui ouvre les fêtes de San Fermin en juillet et monter la côté en courant d'où partent les taureaux lors de l'encierro. Ensuite, attachés les uns aux autres, aux chevilles et aux poignets, il nous faut monter deux petites côtes. Arrivés en haut, place à un Twister. Et à six, c'est carrément acrobatique. Et enfin, deux photos... L'une devant la porte de la Plaza de Toros, l'un des membres du groupe porté sur les épaules comme les toreros. Et l'autre d'un cerf dans l'un des parcs de la ville. Mon groupe est arrivé troisième et si nous n'avons pas gagné, nous nous sommes bien amusés.

Dans le centre de Pampelune, photo trouvée sur Pinterest
 Et puis, ensuite, ce fut l'heure de la comida. Cher payé pour ce que c'était mais il est difficile de trouver un lieu pour accueillir près de 60 personnes, dont près de la moitié n'avaient pas annoncé leur présence. Et puis, petit tour dans la ville et ses animations pour les fêtes du casco viejo. 

Vers 19h déjà, le retour à Logroño. En voiture cette fois, avec la Profe et son novio. Et arrivés à Logroño, nous sommes attendus chez des amis pour diner. En terrasse, vu les températures encore agréables. Une jolie manière de terminer la journée.
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