mercredi 7 novembre 2012

Comment je conçois une relation amoureuse

Il y a deux semaines, peut-être trois, un article posté par l'une de mes amies sur Faceb**k a attiré mon attention. Son titre ? "Amor sin dependencia" Le gros du texte correspondant à ma manière d'envisager les choses, même si certains paragraphes sont parfois un peu trop "mystiques" pour moi, je l'ai partagé à mon tour. Et aujourd'hui, je vous le traduit ici. Vous excuserez ma traduction qui ne sonne pas toujours très bien en français, mais si je comprends parfaitement le texte original, le traduire en un français correct et beau m'est un peu difficile parfois.

L'amour sans dépendance

Comment passer par les sentiers de l'amour véritable

Se déclarer affectivement libre, c'est promouvoir l'amour sans oppression, c'est se distancier de ce qui nous est préjudiciable et approcher la face saine de l'amour. Même si il y a d'énormes différences entre ce que signifie l'amour et la dépendance, nous pouvons en mettre certaines en évidence comme, par exemple, le fait que deux personnes qui s'aiment véritablement sont capables d'être seules sans ressentir une carence affective ou un vide. Quand il s'agit d'amour, on ne craint pas de perdre la personne aimée, mais s'il s'agit de dépendance, la peur de l'abandon se manifeste de manière permanente.

Dans l'amour, il n'y a pas de jalousie infondée, dans la dépendance, les actes de jalousie incontrôlés et irrationnels sont courants.

Dans l'amour, l'estime de soi se renforce, dans la dépendance, la sensation d'insécurité ne cesse de grandir.
Pour augmenter notre estime de soi, il faut se focaliser sur nos propres qualités, refuser l'autocritique, se montrer indifférent aux attaques des autres, se fixer des objectifs accessibles et se récompenser lorsqu'on les atteint, prendre des décisions sans compter sur l'aide de quelqu'un et ne pas penser à ce qu'en penseront les autres.

Dans l'amour, je peux continuer à être « moi », avec mes centres d'intérêts, mes goûts et mes besoins à 100%. Dans la dépendance, le « moi » s'efface dans les demandes de l'autre jusqu'à perdre son essence propre.

L'amour est joie, la dépendance est tristesse et stress.

L'addiction amoureuse va de pair avec l'illusion de la permanence, l'idée que l'amour est éternel et inaltérable. Cette conception est entretenue par le romantisme à outrance qui considère que l'amour véritable est pour toute la vie, voire même pour d'autres vies.

L'aube de la Nouvelle Ère a fait renaître le mythe des âmes sœurs dont le principe soutient l'existence d'une personne qui correspond exactement à une autre, une espèce d'âme sœur cosmique, mais en réalité, c'est nous, et nous seuls, qui construisons ou détruisons l'amour.

Chaque amoureux cherche dans l'autre une manière de se compléter. Si tu es une personne faible, avec peu de confiance en toi, tu chercheras, de manière consciente ou inconsciente, des partenaires qui t'offriront sécurité et protection. Il est probable que la peur de te retrouver sans défense ou abandonné(e) va déclencher une forte nécessité d'avoir à tes côtés quelqu'un de plus fort que toi pour pouvoir vivre. Avec le temps, ce type de lien affectif finit par donner forme à une relation maternelle ou paternaliste. Si un jour une personne cesse de t'aimer, assume le fait que tu ne peux rien y faire, reste digne et ne t'humilies jamais.

Si une personne te blesse ou te maltraite, c'est qu'elle ne te mérite pas.

Si tu ne sais pas si l'autre t'aime, oublie cette relation. Il n'y a pas besoin de convaincre les « vrais » amoureux de leur amour.
Il faut mettre en pratique le réalisme amoureux : il ne faut pas laisser l'amour addiction t'emporter dans l'irrationalité, ne pas se tromper soi-même et rejeter l'espoir inutile qui nous éloigne du ici et maintenant.

Ce qui nous immunise de l'addiction affective, c'est d'explorer le monde pour chercher d'autres éléments qui comblent nos vides, de nous prendre en charge nous-même et d'exalter notre autonomie, de donner un sens à notre vie et de favoriser notre développement personnel.

Avancer le plus vite possible mais sans ignorer les abîmes, aborder les virages, les courbes avec prudence, se laisser emporter sans perdre son jugement, aimer sans se subordonner.

Traduction du résumé de l'article "Amor sin dependencia" de Walter Riso paru dans le numéro 298 de la Revista Integral. Texte original du résumé disponible ici .


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8 commentaires:

  1. super texte… j'adore merci !!

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    1. De rien ;) . Contente qu'il t'ai plu !

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  2. je n'avais jamais vu l'amour de ce point de vue. Du moins je n'avais jamais imaginé qu'on pouvait dissocier amour et dépendance. C'est beau et ça fait réfléchir....

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    1. Je suis contente que cet article t'ai plu et qu'il pousse à la réflexion, c'était un peu mon but ;)

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  3. J'aime beaucoup cette définition de l'amour et cette comparaison à la dépendance,; c'est vrai que l'on a tendance à lier les 2 alors que ce sont 2 choses différentes. D'ailleurs c'est ce qui me fait peur dans les relations amoureuses, de me sentir dépendante du gars avec qui je suis... surement à cause d'une mauvaise expérience et du coup pour les suivantes je faisais en sorte de ne pas m'attacher. or il y a un monde entre aimer et être dépendant et ton texte l'explique très bien.
    Tu l'as très bien traduit en tout cas. Peut être que tu vois toi le manque de nuance en connaissant le txte en espagnol mais pour une quiche en espagnol comme moi ta traduction reflète bien l'idée que le texte veut donner ;)

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    1. Merci, j'avais peur que ma traduction parfois trop littérale ne rende pas bien le contenu du texte...
      C'est sûr, c'est souvent difficile de dissocier les deux. Je suis aussi de ceux qui croient qu'une relation amoureuse ne doit pas être souffrance. Quand tu souffres régulièrement, c'est qu'il y a quelque chose qui cloche et soit tu parviens à rendre la situation acceptable en discutant avec ton partenaire, soit c'est impossible et même si c'est douloureux, il vaut mieux tourner la page...

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  4. Tellement juste, tellement beau...:-)

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