jeudi 17 novembre 2011

Te echo de menos

Cette petite phrase (qui signifie "tu me manques") et les abrazos sont des choses qui me sont parfois difficiles. Parce que même si ce sont des choses que je ressens, j'ai du mal à les traduire en mots ou en gestes.

Les abrazos, je pense que je vous en avais déjà parlé. Par exemple, lorsqu'au dernier cours de danse orientale auquel j'ai assisté, la prof m'a donné un abrazo. Même si je l'adore et que cet abrazo ne me gêne pas vraiment, ce n'est pas quelque chose de naturel chez moi (enfin, pas avec tout le monde en tout cas) et je crois que ça se ressent. Je suis un peu raide et pas très naturelle.

La même chose se produit avec le "te echo de menos". Un seul exemple me vient à l'esprit. Lorsque je suis allée prendre un café avec la prof de français de l'année dernière, qui a changé d'instituto, cette année. Et que peu avant de nous quitter, elle me dit que je n'hésite pas à lui dire quand j'ai le temps pour prendre un café et qu'elle me dit "te echo de menos este año". Si je ressens la même chose, j'aurais beaucoup de mal à le lui dire. D'ailleurs, je n'ai rien dit. Une espèce de timidité.

Par contre, il y en a peu mais ils se comptent sur les doigts de la main, de ces amis avec qui ces petites choses sont naturelles et simples. Et parfois, j'en prends même l'initiative...
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Las clases de chino

Après une dizaine de cours de chinois, voici mon premier bilan.

C'est clairement pas une langue facile. Pas tant au niveau de la grammaire (il n'y a pas de conjugaison par exemple) mais plutôt de la place des mots dans la phrase. La prononciation aussi. Ou plutôt les cinq accentuations différentes. 

Au niveau de la prononciation, j'ai un petit avantage sur mes compagnons de classe espagnols, la proximité de certains sons avec le français qui n'existe pas avec l'espagnol. Le son du e muet français, le "u", le "j", les tz, tss, dj .

Une chose cependant qui m'est parfois un peu difficile : le fait que le cours soit donné en espagnol. La difficulté vient du fait que je prends note du vocabulaire à moitié en français et à moitié en espagnol. Et qu'il faut que j'ai bien compris la nuance exacte du mot en espagnol pour la traduire en français (comme mardi soir, quand on a vu le porque (pourquoi) et le por que (parce que), que le prof expliquait comme le porque d'une question et le por que pour répondre).

Et dans l'ensemble, j'ai l'impression d'avancer assez bien. Je ne me sens pas trop perdue (quoique ce n'est pas toujours évident de comprendre les phrases construites par les autres). J'étais assez fière de moi mardi soir sur la construction de mes phrases pourquoi... ? parce que... . Un presque sans faute et des phrases un peu plus compliquées que celles des élèves passés avant moi (on s'est arrêté à moi donc pour les autres, je ne sais pas).

Reste que si je ne m'en sors pas trop mal, une fois le quota d'heures imposé par mon DU FLE atteint, je ne pense pas que je continuerai. Parce que ça demande beaucoup d'efforts et de temps et que ma priorité c'est quand même ce DU. Parce que je n'ai pas l'impression que j'aurais réellement l'occasion de l'utiliser en dehors des cours. Et parce que souvent, je rentre du cours avec un mal de crâne terrible. Sans oublier l'envie de reprendre des cours de salsa...qui se donnent justement le même jour.
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mercredi 16 novembre 2011

Ahora sé como se cambia !

C'est un détail et un truc tout con mais jusqu'à lundi soir, je n'avais pas encore réussi a changé la bonbonne de gaz. Il faut dire aussi que si je sais maintenant comment on fait, c'est grâce à l'aide de la mère de La Profe (et là, on est bien content d'avoir des amis sur qui on peut compter).

Je vous plante le décor. Lundi soir 22h45. Mi Compi est sous la douche. Quand elle m'appelle. T'as coupé l'eau chaude ? Ben non. Je vais voir dans la cuisine mais c'est effectivement éteint. Je rallume. Mais l'eau chaude ne dure pas longtemps. Conclusion : la bonbonne de gaz est en fin de vie. Il va falloir la changer.

La première partie, je maîtrise. Aller chercher une nouvelle bonbonne dans le placard sur la terrasse, l'amener jusqu'à la cuisine et enlever l'autre. Là où ça se complique, c'est qu'impossible d'arriver à descendre le machin à clipser sur la bonbonne au bon niveau. J'ai beau pousser de toutes mes forces rien à faire. Avec Mi Compi on réfléchit à qui on pourrait appeler à cette heure pour nous aider. On jette un oeil sur qui est connecté aussi. Mais personne. Alors, j'envoie un sms à La Profe (il est presque 23h30). Help. Elle me rappelle, me passe sa mère qui propose de venir ce soir ou demain. Elle viendra finalement de suite.

J'observe attentivement la manoeuvre pour fixer le machin sur la bonbonne. Et je comprends qu'il me manquait simplement une étape. Après avoir descendu le machin, il faut faire descendre la partie en plastique sous la partie en métal(ouais, super explication hein). Qu'on ne m'avait jusqu'alors pas expliquée et que je n'avais pas remarqué. Bref, pour la prochaine fois, je saurais faire toute seule !

Après un immense merci à la mère de La Profe, Mi Compi a pu terminer sa douche et nous sommes allées dormir moins bête ce soir-là...
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La guerra de los botones

ou La nouvelle guerre des boutons, en français. Que j'ai bien évidemment vu doublé en espagnol parce qu'à Logroño, impossible d'aller voir quelque film que ce soit au ciné en VO. Et même si nombre d'entre vous doivent crier à l'ineptie, moi, le doublage ça ne m'a pas trop gênée... Qu'il parle espagnol ou français, Guillaume Canet reste Guillaume Canet !

Synopsis d'Allociné: Mars 1944. Alors que la planète est secouée par les soubresauts de la guerre mondiale, dans un petit coin d’une campagne française se joue une guerre de gosses… Car, depuis toujours, les gamins des villages voisins de Longeverne et Velrans s'affrontent sans merci. Mais, cette fois, leur guerre va prendre une tournure inattendue : tous les petits prisonniers se voient délestés des boutons de leurs vêtements, en sorte qu’ils repartent presque dénudés, vaincus et humiliés. Ce conflit porte désormais un nom : la "guerre des boutons". Et le village qui aura récolté le plus de boutons sera déclaré vainqueur… En marge de ce conflit, Violette, une jeune fille d'origine juive, fait battre le cœur de Lebrac, le chef des Longeverne. La véritable origine de Violette sera-t-elle dénoncée et découverte ?

Mon avis : Alors évidemment certains regretteront peut-être cette adaptation et la transposition durant la Seconde Guerre Mondiale, qui n'apporte pas grand-chose, il me semble, à l'histoire originale. Reste que j'ai passé un très bon moment, on a beaucoup ri et en plus on avait la salle pour nous deux (La Profe et moi, ndlr) donc on en a profité pour rire à gorges déployées et pour donner/demander des précisions (tout le "texte" français n'était pas sous-titrée).

Un film que je vous conseille donc...si il est toujours dans les cinés français et belges ! (ici, il est sorti la semaine passée)
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mardi 15 novembre 2011

Y el finde no se acabó el sabado...

Parce qu'après samedi, vient le dimanche. Et que dimanche après-midi, il y avait au programme une après-midi jeu de société chez un ami.

Donc vers 17h, je me suis mise en route avec La Profe. Et comme d'hab' nous sommes arrivées les premières. Une bonne demi-heure plus tard, tout le monde étant arrivé, nous sommes entrés dans le vif du sujet avec l'explication des règles de ce jeu de stratégie.

Et puis, nous nous sommes lancés dans cette partie de "Diplomacy". Nous sommes au printemps 1901 et l'Europe est à conquérir. Sept pays se disputent l'Europe : l'Autriche-Hongrie, la France, le Royaume-Uni, la Russie, l'Italie, l'Allemagne et la Turquie. Chaque tour de jeu correspond à six mois et la partie se termine au printemps 1904. Il faut donc à la fois défendre ses possessions et conquérir de nouveaux territoires tout en gardant un oeil sur les coups des autres joueurs dans un laps de temps relativement court.

Je me suis tout de suite bien impliquée dans le jeu, j'irai même jusqu'à dire que j'y étais à fond. Et j'ai gagné. Un petit coup de chance quand même puisque le hasard m'avait attribué l'Autriche-Hongrie, que l'Italie ne participait pas au jeu et que l'Allemagne et la Turquie nous ont abandonnés avant la fin de la partie. Ce qui fait que j'ai pu conquérir l'Italie sans trop de problèmes, l'Allemagne une fois son joueur parti et la Turquie a arrêté d'avoir des visées sur la Roumanie, la Serbie et la Bulgarie que j'avais conquis, puis perdu par sa faute et reconquis après son départ.

Une après-midi que l'on renouvelera, j'espère !
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