samedi 30 avril 2011

Día 2 : Navarrete-Najéra, 17 km

Je quitte Navarrete un peu après 8h00, après une nuit difficile. Entre les allées et venues jusque 22h, un groupe de jeunes sous nos fenêtres, les ronflements d'un de mes compagnons de chambre et les premiers départs vers 6h, j'ai vu les aiguilles tourner !


 Après un petit déjeuner dans un bar tout proche et un passage à la boulangerie pour assurer mon diner, j'ai repris la route. Et autant dire qu'aujourd'hui les cinq premiers kilomètres ont été difficiles. J'ai donc sorti le mp3 pour me donner un peu d'entrain.

Le cimetière de Navarrete, à la sortie de la ville
Après Ventosa, à environ 7 km de Navarrete, et une pause de 10-15 minutes, ça allait déjà nettement mieux, la reprise fut plus aisée. Mais le chemin, beaucoup moins frequenté qu'hier est aussi moins agréable. A part certains tronçons entre les vignobles, on passe souvent à proximité d'autoroutes ou de zones industrielles. Un nouveau bajón un peu plus loin...et un nouveau graffiti d'El Voluntario pour me remettre d'aplomb et me remotiver !

Le graffiti des mes amis français, passés par là quelques mois plus tôt
Un peu plus loin, je me ferai rattrappée par deux marcheurs, dont l'un était basque et accompagné de ses deux chiens. Et d'un coup, en discutant sur le chemin, la route me parut plus facile. J'oublie le poids du sac, mes mollets qui commencent à se manifester et la fatigue qui se fait sentir.
Apparemment, je marche d'un bon pas, rapide. C'est sans doute pour cela que j'ai un peu mal aux jambes. 
Déception du jour : ce coup-ci les piles sont vraiment plates. Il me faut ruser pour arriver à prendre quelques photos. Vivement Najéra que je passe en acheter au supermarché!
La traversée d'un petit pont, quelques km avant d'entrer dans Najéra
Arrivée à Najéra vers midi et un arrêt au supermarché demandé par mon nouvel ami basque. Il continue le chemin jusqu'Azofra et souhaite s'approvisionner pour diner sur la route. Il nous offrira aussi un jus de fruits, avant de nous quitter à l'approche de l'auberge, de l'autre côté du pont.
Le centre de Najéra, à l'entrée du pont qui surplombe l'Ebro
Il nous faut maintenant attendre l'ouverture des portes de l'auberge, vers 14h00. J'en profite pour manger et lire un peu.
14h00. Les portes s'ouvrent, l'enregistrement et la distribution des lits peut commencer. Mais attention, ici il n'y a qu'une seule chambre, une quarantaire de lits superposés accolés deux par deux, pouvant acceuillir jusqu'à 90 personnes ! Je commence à redouter la nuit que je vais passer ici... Aucune comparaison avec celle de Navarrete. D'autant plus que comme salle de bains, nous devons nous partager une salle avec deux wc, deux lavabos et deux douches, hommes et femmes ayant chacun leur salle. Une folle envie de rentrer chez moi m'assaille. Allez, courage, plus qu'une nuit et un jour !


L'auberge de Najéra
A peine arrivée, je file prendre une douche. Bien inspirée parce que la file commence déjà et l'eau chaude s'annonce rare.

Après avoir repris plus ou moins forme humaine, je me dirige vers le centre. Premier arrêt : le supermarché. Des piles, des bananes pour mes muscles douloureux et un sachet de bonbons pour garantir la dose de sucre de la journée à venir.
A peine sortie, j'enfourne les piles dans l'appareil et c'est parti pour un tour de la ville.
La partie par laquelle nous sommes entrées, avant le pont, ne recèle d'aucun intérêt particulier, je me lance alors vers le casco antiguo.
Une église...notez la cigogne volant juste au-dessus
Quelques monuments retiennent mon attention mais Najéra n'a pas le charme de Navarrete, du moins pour moi.

Une autre église
Retour à l'auberge où la mexicaine d'hier me propose de souper avec elle et sa fille. A nouveau direction le supermarché pour acheter des spaghetti.  Après le souper, elles me proposeront de les accompagner faire un tour dans la ville. J'accepte, à la grande joie de sa fille.

Une journée qui a été globalement plus difficile que la première. Ciel gris et nuageux toute la matinée, quelques gouttes de pluie qui feront sortir les kway à de nombreux pélerins. Et la fatigue et la douleur qui se fait sentir... mais demain est un autre jour !

A suivre...
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